Passer au contenu

Seconde semaine d’Octobre : comme un vent de panique

Un nombre conséquent de nos billets interroge le temps dont nous disposons pour faire ce projet. Celui-ci ne fera pas exception. Le temps manque alors que les mesures de distanciation pourraient devenir plus drastiques et nous couper bientôt du terrain. Nous le redoutons. D’abord parce que nous attendons certains évènements avec impatience comme la crèche qu’Annie des papoteuses fait tous les ans dans son appartement. Ensuite parce que La Boissière ne s’est toujours pas remise du confinement et que les gens fragiles socialement redoutent beaucoup d’être à nouveau coupés des sociabilités de quartier.

Nous manquons de temps pour consolider les liens que nous avons tissés et pour en créer de nouveau, heureusement l’envie est toujours là. Alors même si le vent se lève, on s’arc-boute et on continue à avancer.

Ces jours invisibles

Nous avons pris l’habitude de documenter notre activité jour après jour comme on le fait dans un journal de terrain en sciences sociales. Mais ces temps-ci de nombreuses activités se font à l’abri des regards… dans nos chambres dirait Fred. On grappille du temps pour écouter et monter. Fred sélectionne des extraits qu’elle fait écouter à Elvire dés que l’une et l’autre nous avons du temps.

Sur ces jours invisibles, nous avons cette semaine écrit et monté un travail réalisé pour le centre socio-culturel dans le cadre du renouvellement de leur projet associatif.

Ces jours à marquer d’une pierre blanches

Jeudi nous nous sommes rejointes à la Boissière à l’Escale. L’après-midi est passé très vite.

Nous avons commencé par passer en revue les tâches qui nous attendent. Nous fonctionnons en flux tendu pour les épisodes. Il est particulièrement difficile en ce moment de trouver le temps d’écouter et de monter les matériaux dont nous disposons. Nos prochains épisodes seront sur les jardins collectifs et le basket.

Nous devions produire l’épisode sur les jardins collectifs pour cette semaine. Issu des ateliers participatifs réalisés pendant la Fête de la science, cet épisode devait être diffusé en avant-première cette semaine lors d’un évènement organisé par les partenaires publics et associatifs du quartier dans le cadre de l’Automne du projet, une semaine durant lequel l’accent est mis sur le grand projet dit global qui va transformer Nantes Nord pendant plusieurs années.

Cet évènement de quartier avait lieu ce jeudi. On avait hâte d’y faire entendre La bonne cage mais rien ne s’est passé comme prévu. Tout d’abord le temps nous a manqué pour réaliser l’épisode. Nous avons donc choisi d’en diffuser un autre réalisé pendant le confinement, notre Épisode #4 qui traite des solidarités. Une fois arrivées sur place, il s’est avéré que la sono du camion du projet global ne permettait pas de projeter un son à un niveau suffisant pour attirer l’attention des gens regroupés autour du jardin partagé. Pour autant ce fut un beau moment. Un moment de rencontre avec des habitant.e.s que nous n’avions encore pas interviewées, un temps d’échanges avec les professionnels du quartier, une reprise de contact avec un territoire très mouvant ces dernières semaines notamment à cause de très nombreuses interventions policières qui ont affecté les lieux de deal, comme l’était l’espace près du jardin jusqu’aux dernières semaines.

Du coup, il y aura des sons de ce temps dans notre épisode sur les jardins partagés. Ce projet c’est vraiment ça, une démarche itérative parfois secouée de bourrasques. Ce projet c’est aussi des temps abrités où l’on vous dit autant que l’on vous cache certains développements, comme ce synops pour la presse écrite que nous avons écrit et envoyé ce jeudi… peut être un jour à marquer d’une pierre blanche.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *