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1ère semaine de décembre : la nostalgie des décos de Noël

On y est, on est en décembre. Au centre-ville, les décos de Noël ont été installées, les magasins ont rouvert, les rues piétonnes sont à nouveau noires de monde. Le calendrier de l’avant est placé sur le buffet. Le grand compte à rebours peut commencer. Même si cette année, bien sûr, la projection est plus incertaine. D’après les dernières recommandations sanitaires, il convient d’ores et déjà de ne pas envisager des fêtes de fin d’années à plus de 6 convives.

Dans nos échanges avec les habitant.es cette semaine, il a été beaucoup question de Noël. Non pas tant celui de cette année si étrange, mais des Noëls des années passées. Quand il était encore possible de se retrouver à plusieurs pour préparer les décos pour la table et le sapin, et qu’un repas festif était organisé à l’Escale.

Mardi

On se retrouve après nos cours à l’Ecole de design pour faire un plan de l’ensemble des choses qu’il nous faut programmer pour le mois de décembre : écriture, enregistrement, prise de contacts… On commence aussi à écrire le premier article d’une série qu’on devrait débuter sur le site Médiacités à partir du 17 décembre. On vous en reparlera en temps voulu, mais la perspective de poursuivre notre enquête sur la Boissière sous un autre format nous réjouit déjà.

Mercredi

On met en ligne notre deuxième épisode consacré au reconfinement, mais vu cette fois du côté des professionnel.les. A la différence du confinement du printemps, beaucoup des activités sur le quartier ont pu continuer sous un régime dérogatoire : soutien scolaire et distribution de panier ; click&collect de jeux et de livres à la ludothèque… Des permanences sont aussi organisées en partenariat avec le CCAS, le centre socioculturel et l’équipe de quartier pour rester à l’écoute des habitant.es.

On profite aussi d’une matinée de libre pour appeler des habitant.es qui ont fréquenté ou fréquentent toujours l’Escale, cet espace géré par le CCAS sur le quartier dont l’objectif premier est d’offrir un lieu de rencontre pour les personnes isolées, et parmi elles surtout les personnes âgées. Dans le cadre du Projet global actuellement mené sur le quartier qui doit se traduire par la destruction du centre commercial dans lequel l’Escale est actuellement hébergé, le lieu va temporairement être acceuilli dans les locaux du centre socio-culturel. Si ce déménagement se traduit concrètement par une migration de quelques centaines de mètres, il est symbolique. Il dit en creux la fin d’une histoire de plus de 30 ans, l’Escale ayant été installée dans ses murs au début des années 1990 initialement dans le cadre d’un projet piloté par le Département. Il a ensuite été géré par une association d’habitants, avant d’être animé par le CCAS dans les années 2000.


Dans les souvenirs des habitantes interrogées – que des femmes ! – les bons souvenirs du lieu renvoient surtout à la période de Noël. Pendant des années, Annie y a animé un atelier bricolage un mercredi par mois. Mais le mercredi le plus attendu était celui du mois de décembre. On y faisait des petits sapins, des animaux en tissu, des boules que l’on ramenait chez soi. D’autres étaient laissées à l’Escale pour décorer la table de Noël. Chaque année, un repas était organisé avec des chansons, de la musique et un menu sortant de l’ordinaire.

« On rencontrait des gens, on riait, c’était joyeux », se rappelle Eliane.

Vendredi

On appelle Annie (une autre). Grande nouvelle : sa crèche est prête. On va la visiter dès lundi prochain ! 

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