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Seconde semaine de Mars : débordées et archivées

Fred assure, Elvire un peu moins.

Lundi, Fred a rendez-vous.

Dans la matinée, Elle fait un point avec Vanessa Jerome, qui a accepté d’être interviewée dans le cadre d’un des bonus du Podcast (on en reparlera le moment venu). Dans ces temps où on se sent submergées par le travail, inquiètes de nos capacités techniques à parvenir à un montage et un mixage du premier épisode qui satisfassent vos oreilles, lire les mails de Vanessa Jérôme et discuter avec elle fait du bien. La chercheuse nous a fait une place dans sa charge de travail déjà conséquente. Ces messages communiquent une belle énergie. Ce projet, La bonne cage, on l’aime énormément. Alors, parler à une chercheuse passionnée, ça nous porte.

Pour l’après-midi, place aux archives municipales.

Fred y rencontre Nathalie Barré qui travaille à la direction des archives sur l’histoire et les mémoires des quartiers. Le fond d’archives sur la Boissière est riche : photos ariennes depuis la construction du premier lotissement en 1953 sur le terrain de la propriété du château de la Boissière, puis les premiers grands ensembles, les plans d’urbanisation… Dans la salle de lecture au rez-de-chaussée, on peut aussi consulter les articles de presse, les anciens numéros de Mosaïque (le journal local édité sur Nantes qui existe depuis plus de trente ans), les délibérations des conseils municipaux… Bref, une mine d’or qu’il nous reste à explorer. Pour nous aiguiller, on se dit qu’on va pouvoir s’appuyer sur le travail déjà réalisé sur la mémoire du quartier par Francis Peslerbe et l’association d’action socioculturelle et éducative de la Boissière.

Le soir même, Fred échange avec Nico, musicien beatboxer, qui accepte de devenir notre « mixeur professionnel » sur les premiers épisodes. On se réjouit de cette nouvelle collaboration et on se sent rassurées d’être ainsi épaulées par un professionnel du son et des rythmes.

Les jours suivants, nous les passons avec des étudiants et des collègues enseignants au CNAM et à l’Ecole de Design. Ça nous éloigne du terrain mais pas du projet. C’est en tout cas ce que se dit Elvire qui découvre de nouvelles pistes pour les outils d’enquête grâce aux étudiants avec le projet Tamponville d’Aurélien Débat. Du côté des collègues, Raphael Aubrun, scénographe, évoque les ballades exploratoires de Arlindo Stefani dont on retrouve la trace dans le catalogue en ligne de la bibliothèque de l’Ecole d’architecture de Nantes.

Dimanche, nous avons prévu de suivre les élections depuis un bureau de vote du quartier. A partir de jeudi soir, tout vacille. Suite à la déclaration du Président de la république, on décide d’un dispositif allégé pour ne pas ajouter une pression aux bénévoles engagés sur la tenue du bureau de vote. Puis, samedi soir, à la suite d’une nouvelle déclaration du Premier ministre cette fois, on décide de tout annuler. On ne peut pas appliquer les gestes barrière. Nous avons besoin d’être à moins d’un mètre pour enregistrer les personnes interrogées et pour la captation sonore nous utilisons une bonette (c’est une couche en mousse ou en poils qui couvre le micro pour limiter les effets de souffle) qui ne peut pas être désinfectée entre chaque interview.

A partir de ce soir, La bonne cage entre en quarantaine.

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