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Première semaine de juin : lentement les activités du quartier reprennent

Le début de la semaine est occupé par nos activités diverses. On fait à distance et, pour ça, on commence à être bien rodées. C’est un des rares bénéfices du confinement. Nous avons réussi à prendre des habitudes de travail qui nous permettent, malgré nos impératifs mutuels de travailler à distance ensemble, en synchrone souvent, en asynchrone parfois, comme pour la rédaction de ce billet que Fred a lancé vendredi et qu’Elvire achève dimanche. On met en ligne l’épisode 6 le mercredi. Le rendez-vous est fixé dans nos agendas, mais surtout dans nos têtes. Depuis la mi-mars, un mercredi sur deux, c’est le jour de la Bonne cage ! 

C’est un épisode auquel on a pensé dès le début du projet. C’est Sylvie qui la première a prononcé ces mots : « l’important c’est d’avoir un toit sur la tête ». Nanou les a redit plusieurs semaines après, un jour où nous l’avons eu au téléphone pendant le confinement. Elle parlait alors d’un couple d’amis qu’elle aidait ponctuellement. Sylvie aussi a ouvert son logement à des amis de passage se retrouvant à la rue. Quand les échos surgissent, il faut les saisir. Le fil de la narration de nos podcasts se construit, ainsi, à mesure que nous échangeons avec les habitant.es et au rythme de nos lectures. Et celles de Pascale Pichon sur le sans-abrisme ont beaucoup compté pour la construction de cet épisode.  Le bonus de la semaine est un entretien avec cette chercheuse et enseignante en sociologie.

Vendredi 

Pour la seconde fois depuis la levée du confinement, nous nous rendons à la Boissière, en en tram. cette fois. C’est la première fois qu’on reprend le tram l’une et l’autre depuis la mi-mars.

dans le tram vendredi, un siège sur deux est condamné pour éviter que les passager.es se retrouvent à côté les un.es des autres

En passant devant le centre socio-culturel, on voit une affichette qui annonce qu’il est ouvert.

Le centre socio-culturel de la Boissière, vendredi

On pousse la porte et on tombe nez-à-nez (avec masque !) avec Muriel, la directrice du centre. On parle avec elle du retour progressif des activités, avec l’organisation de ballades dans le quartier, un accueil par petits groupes… L’équipe a travaillé d’arrache-pied pour trouver des formats qui respectent le protocole sanitaire tout en répondant au besoin fortement exprimé par les habitant.es de retrouver du lien. Cet été, beaucoup d’activités seront gratuites. C’est la définition que Muriel donne à « un centre de loisirs de proximité » : pouvoir offrir un lieu d’accueil pour les jeunes du quartier  qui ne partiront pas en vacances cet été. 

On continue vers l’Escale, qui reprend aussi progressivement ses activités.

Photo de l’Escale dans le petit centre commercial de la Boissière prise lors de notre première visite post-confinement la semaine dernière.

L’espace géré par le CCAS est surtout prisé par les habitant.es les plus isolé.es qui viennent s’y rencontrer ou participer à des activités proposées par des associations. Depuis une semaine, Christine a relancé l’idée de reprendre l’activité d’accueil autour d’un café qui en temps habituels se déroule le mardi matin. Il y a eu un accueil mardi dernier et il y en a un ce vendredi. C’est la raison pour laquelle, nous avons choisi de venir sur le quartier ce matin. Se retrouver autour d’un café pour discuter, une activité presque anodine… mais en tant de protocole sanitaire, rien n’est simple. Les tables doivent être éloignées d’un mètre au moins les unes des autres. Les chaises et le matériel doivent être désinfectés après chaque rencontre.

Ainsi le mardi et le vendredi, à raison de deux fois une heure dans la matinée, Christine anime la discussion et propose aux différentes personnes présentes de prendre la parole. 

Ce matin là, Michelle, Dominique et Elodie sont venu.es. On parle vacances, ballades dans le quartier, activités bricolage, cueillettes de fruits… Personne ne se connaît, mais l’important est d’être là. Le rendez-vous est pris pour le vendredi suivant. Ce vendredi Christine était aidée de Marie-Noëlle avec qui l’on discute brièvement avant qu’elle ne file à une distribution alimentaire sur un autre quartier, après avoir enfourché son nouveau vélo électrique qu’elle préfère désormais aux transports en commun.

Marie-Noëlle prête à partir.

Avant de partir, on déambule dans le quartier. Nous ne croisons que deux habitant.es âgées revenant des courses et une jeune fille promenant son chien.

S’il existe des signes que l’espace public est occupé, ce n’est pas le matin que l’on y voit des habitant.es

On repart avec déjà en tête notre agenda La bonne cage de la semaine prochaine. Nous serons plus présentes sur le quartier.

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