Skip to content

4e semaine de février : l’Escale déménage

ça y est c’est fait ! Le déménagement de l’Escale du centre commercial vers le centre socioculturel a enfin eu lieu à la mi-février. Ce déménagement du lieu-repère du CCAS était attendu autant que redouté par les habitué.es du lieu. Le déménagement des chaises, tables, ustensiles de cuisine signe pour beaucoup la fin d’une période. Alors que les activités de l’Escale sont arrêtées depuis plusieurs semaines à cause de la crise sanitaire, les plus ancien.ne.s ont bien du mal à se projeter dans le nouveau lieu et craignent que “ce ne soit plus jamais comme avant”.

Mardi

Nous accompagnons les habitué.es de l’Escale dans le déménagement des deniers cartons. Le gros du travail a été assuré par les équipes de la ville, mais de petits cartons restent entassés dans un coin. Ils contiennent des souvenirs, toutes ces petites choses qui n’ont peu d’importance mais auxquelles on tient. Quand Dominique entre la première dans le lieu vide, elle est émue : “On a fait tant de chose dans cette cuisine avec Myriam [l’ancienne professionnelle du CCAS référente du lieu]. On préparait des repas, on mangeait ensemble. Cette cuisine, c’était un peu comme chez moi”. Claudette ajoute : “C’est comme après un deuil, il faut vider la maison… Il faut partir avec ses souvenirs”.

Il n’y a pas plus d’une centaine de mètres entre le centre commercial et le centre socioculturel. Le chemin le plus court consiste à longer le terrain de basket, très occupé en cette semaine de vacances par des enfants et des jeunes. Par petits groupes, on accompagne les habitant.es d’un lieu à l’autre, avec leurs cartons dans les bras.

Dans ces nouveaux locaux, le coin-cuisine sera partagé avec le centre socioculturel. Pour le rejoindre, il faut passer devant la nouvelle ludo-bibliothèque et croiser dans le couloir, enfants et adolescents en vacances… L’idée est à terme de parfois proposer des activités communes aux usagers des deux structures. Ce qui désole une habituée de l’Escale : “On ne sera plus vraiment chez nous”. De toute façon, le jour où il sera à nouveau possible de partager un repas ensemble paraît encore bien lointain. En attendant, Christine, la professionnelle qui anime actuellement le lieu propose à ceux et celles qui le veulent de s’inscrire à “un café sans café” par petits groupes de cinq personnes. Les petits groupes par affinité se reforment. Pour l’instant, la routine et les repères sont préservés.

Déambulations avec les habitant.es du centre commercial vers le centre socioculturel

Jeudi

On finalise le prochain épisode qui sera mis en ligne mercredi prochain. Il sera consacré aux formes de participation et de mobilisation habitantes qui se déploient sur le quartier. Nous sommes contentes de faire entendre une nouvelle fois Francis, qui est l’une des figures de la mémoire de la Boissière.

Vendredi

Pendant qu’Elvire travaille avec des étudiants de l’école de design sur un projet de crèche, Fred a rendez-vous au local d’Optima, l’association qui déploie ses médiateurs sur le quartier de Nantes Nord. Cet après-midi il est prévu une déambulation avec Stéphane, ancien toxicomane qui travaille depuis plusieurs années aux Caarud (Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques des usagers de drogues) géré par l’association Oppelia-Le Triangle.

Stéphane et Julie, médiatrice

L’objectif est de former les médiateurs à repérer les endroits qui peuvent des lieux de consommation, à faire les bons gestes pour récupérer les seringues usagers (notamment visa l’utilisation d’une dasserie), à être à l’écoute des habitant.es qui pourraient être confrontées à des pratiques addictives…

Récupération d’un matériel usager sur l’espace public

La déambulation avec Stéphane est passionnante. Aujourd’hui âgé de 56 ans, Stéphane tire derrière lui “toute une vie de défonce”, comme il le dit. Il en a tiré un “savoir expérientiel” d’une grande richesse : “Moi j’ai été de l’autre côté, alors je sais ce que c’est”. Il est devenu un passeur.

Samedi

La semaine se termine par un séjour au bout du monde…

Le lieu-dit “La Boissière”, Mayenne

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *